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À l'origine, Ayiti, c'est-à-dire «Terre des hautes montagnes», était peuplée par les Taïnos ou Arawaks, peuple semi-sédentaire pacifique. Lorsque Christophe Colomb accosta pour la première fois le 6 décembre 1492, il jeta l'encre au fond d'une baie qui, en l'honneur du saint du jour, fut dénommée baie de Saint-Nicolas. Il venait de découvrir ce qui, plus tard, sera appelé Haïti. Christophe Colomb baptisa cette terre qu’il trouva merveilleuse, Hispaniola (« Petite Espagne »). À son deuxième voyage en 1493, il y fonda la première ville européenne du Nouveau Monde, Isabella, et s’y installa. Après avoir vaincu, surtout par ruse, les cinq caciques qui dirigeaient le pays, les Espagnols soumirent les autochtones à des travaux forcés afin d'extraire l'or des mines. En moins de vingt-cinq ans, les populations indiennes furent décimées par la brutalité de l’esclavage et les maladies importées par les conquérants.

Le nouveau gouverneur Nicolás de Ovando tenta dès 1503 de faire venir des Noirs d'Afrique pour remplacer les autochtones. La traite fut autorisée en 1517 par Charles Quint. La ville du sud, Santo Domingo, devint le port de départ de la colonisation du Nouveau Monde. Les Espagnols importèrent en quantité des chevaux, bovins et porcins qu’ils laissèrent en liberté, ne s’intéressant qu’à l’or. Dès 1530, l'île commença à ne plus en rapporter. Les Espagnols concentrèrent leurs efforts dans la partie orientale de l'île qui recelait encore un peu d’or et abandonnèrent l’ouest

La colonisation française

C'est alors que les Français s'intéressèrent à la partie occidentale de l'île. À la fin du XVIe siècle, des flibustiers français s'établirent sur l'île de la Tortue, au nord. Ils tentaient périodiquement des incursions sur la « Grande Terre ». Vers 1625, des Français occupèrent la partie Nord-ouest et gagnèrent progressivement vers le sud. Ces boucaniers chassaient les animaux devenus sauvages et vendaient viande et cuir.

Sous l'impulsion, en métropole du ministre Colbert et sur place du premier administrateur, Bertrand d’Ogeron, nommé en 1665, la colonie prit son essor. Sa première capitale, Le Cap-Français, fut fondée en 1670. À l’occasion du traité de Ryswick (1697), l'Espagne abandonna à la France la partie occidentale de l'île, qui devint alors la colonie de Saint-Domingue (la future Haïti).

Les premières cultures furent le tabac, puis l’indigo. Elles réclamaient de la main d’œuvre sur d’assez petites surfaces : des Français fuyant la misère s’engageaient pour 3 ans à travailler sans salaire, puis s’installaient sur de nouvelles terres. La traite négrière se développa également et s’institutionnalisa. C’est en 1685 que fut édicté le Code noir, une ordonnance de Louis XIV destinée à réglementer le régime de l’esclavage en précisant les devoirs des maîtres et des esclaves. Les dispositions pourtant sévères de ce code envers les esclaves furent souvent amplifiées. L’obligation d’évangélisation fut négligée, de même que le repos obligatoire du dimanche. Aux peines capitales prévues dans certains cas, les colons ajoutèrent des sévices et mutilations. L'Africain était marqué au fer rouge, changeait de nom, abandonnait ses habitudes vestimentaires et sa langue. La cruauté des colons était telle qu’au XVIIIe siècle l’espérance de vie d’un esclave ne dépassait guère dix ans.

La colonie de Saint-Domingue devint la plus riche des Antilles. À la fin du XVIIIe siècle, la valeur de ses exportations dépassait même celle des États-Unis. Cette prospérité reposait principalement sur le sucre et le café qui avaient supplanté les premières cultures et nécessitaient de grandes plantations. En 1789, à la veille de la Révolution française, elles employaient près de 500 000 esclaves noirs pour 32 000 Blancs et 28 000 gens de couleur libres (mulâtres et affranchis).

L'abolition de l'esclavage et l'indépendance

3La Révolution française déclencha des violences en cascade. Les colons réclamèrent l’autonomie et les libres de couleur, l’égalité réelle avec les blancs.

La révolte des noirs débuta en août 1791 suite à la Cérémonie de Bois-Caïman, dans la plaine du Nord : plus de 1 000 Blancs furent égorgés et les habitations incendiées. Sous la conduite de leurs chefs — dont le plus important fut Toussaint Louverture — les Noirs passèrent d’une révolte à une guerre de libération en s’alliant d’abord aux Espagnols de Santo Domingo, en guerre contre la nouvelle République française. De nombreux Blancs, royalistes, soutinrent les Britanniques ou les Espagnols. Les commissaires de la Convention, guidés à la fois par leur idéal et la nécessité de se trouver des alliés, proclamèrent la liberté des esclaves; Sonthonax, le 29 août 1793, pour la province du Nord, et Polverel le 4 septembre dans la province du Sud. Le 2 février 1794, la Convention confirma par acclamation cette déclaration et étendit l'abolition de l'esclavage à toutes les colonies françaises.

Toussaint Louverture se rallia à la République en 1794. En quelques mois, à la tête d’une armée de 20 000 anciens esclaves, il libéra la moitié du territoire. Il fut nommé en 1796 général de division et vice-gouverneur de l’île. En 1798, il négocia directement avec les Britanniques la libération des ports qu’ils détenaient encore et démontra ainsi qu’il était le seul chef de la colonie. Il imposa la suprématie des Noirs sur les mulâtres au cours d’une guerre civile en 1800. En 1801, il établit son autorité sur l’ensemble de l’île en envahissant la partie espagnole et en promulguant une constitution. Il remit l’économie de plantation sur pied en instaurant le travail forcé, n’hésitant pas à rappeler les anciens colons et à réprimer par la force la contestation des Noirs.

L’indépendance

L'expédition de Saint-Domingue arrive le 29 janvier 1802. Elle comporte les généraux André Rigaud et Alexandre Pétion, ainsi que Jean-Pierre Boyer, "hommes de couleur" issus de Saint Domingue. Une flotte de trente mille hommes à bord de quatre-vingt-six vaisseaux est ainsi menée par le beau-frère de Bonaparte : le général Leclerc.

toussaintToussaint Louverture, qui était informé des projets de Bonaparte, donne l'ordre à ses lieutenants de faire une guerre d'extermination aux Français ; les villes sont incendiées et les rivières empoisonnées. Le 17 février 1802, le commandant de l'armée expéditionnaire allait mettre les chefs noirs hors la loi. Dès son arrivée, l'expédition de Saint-Domingue se présente immédiatement, le 4 février, devant le port du Cap-Français, où commandait Henri Christophe, qui refusa de céder les forts et la place confiés à son commandement sans la permission de Toussaint Louverture. Il écrivit à Leclerc : « Si vous avez la force dont vous me menacez, je vous prêterai toute la résistance qui caractérise un général ; et si le sort des armes vous est favorable, vous n'entrerez dans la ville du Cap que lorsqu'elle sera réduite en cendres, et même sur ces cendres, je vous combattrai encore ». Lorsque Leclerc débarque, malgré la résistance qu'opposent les habitants et la milice, Henry Christophe donne l'ordre d'incendier la cité ainsi que tous les édifices publics. Les Noirs résistent, mais reculent devant la puissance de l'armée de Leclerc. À la fin avril, au prix de cinq mille morts et autant de malades ou blessés, les Français tiennent toute la côte.

Les généraux de Toussaint Louverture, dont Christophe (en avril) et Dessalines dessalines(à la Crête-à-Pierrot après trois semaines de combat inégal et sanglant en mars 1802) se rendent aux Français après d'âpres combats si bien que Toussaint Louverture lui-même accepte sa reddition en mai 1802. Il est autorisé à se retirer sur l'une de ses plantations, à proximité du bourg d'Ennery, dans l'ouest de l'île, non loin de la côte. Louverture est déporté en France, il est interné au fort de Joux, dans le Jura, où il mourra des rigueurs du climat et de malnutrition le 7 avril 1803, après avoir prophétisé la victoire des Noirs.

Toussaint Louverture neutralisé, Leclerc décide le désarmement de la population et le met en œuvre à grand renfort d'exécutions sommaires ; alors les chefs de couleur se détachent peu à peu de l'expédition de Saint-Domingue et rejoignent les insurgés, prenant conscience que cette opération n'avait d'autre but plus important que celui de rétablir l'esclavage à Saint-Domingue.

C'est en apprenant le rétablissement de l'esclavage à la Guadeloupe qu'Alexandre Pétion donne le signal de la révolte, le 13 octobre 1802. À la tête de cinq cent cinquante hommes, il marche contre le principal poste français du Haut-du-Cap, le cerne, le fait désarmer et sauve quatorze canonniers que les siens voulaient égorger : l'armée des « indépendants » est alors formée. Les généraux Geffrard, Clervaux et Christophe, viennent se joindre à Pétion qui, plein d'abnégation, céde au dernier le commandement de l'insurrection.

Le drapeau haïtien

dDessalines rejoint alors de nouveau les révoltés, dirigés par Pétion, en octobre 1802. Au congrès de l'Arcahaie (15-18 mai 1803), Dessalines réalise à son profit l'unité de commandement. C'est lors de ce congrès que naît le premier drapeau haïtien, bicolore bleu et rouge, inspiré du drapeau français dont la partie blanche a été déchirée. Le 19 novembre 1803, à la tête de l'armée des indigènes, avec à ses côtés Henry Christophe, Dessalines impose à Rochambeau -le cruel successeur de Leclerc (mort de la fièvre jaune en novembre 1802)- qui utilisait des chiens féroces achetés à Cuba contre les insurgés, entraînés à chasser et manger les Noirs, la capitulation du Cap après la défaite des armées françaises, la veille, à la bataille de Vertières. Rochambeau n'a alors d'autre choix que d'ordonner l'évacuation de l'île.

Après le départ des Français, Dessalines provoque aussitôt le massacre de la population blanche; à l'exception des prêtres, médecins, techniciens et de quelques négrophiles. Il redonne à Saint-Domingue son nom indien d'Haïti (Ayiti) et proclame la République le 1er janvier 1804 aux Gonaïves.

La première république noire libre du monde

Craignant le retour des Français dans l'île, Dessalines fit construire des forts. Il prit le titre d’empereur en octobre 1804. Parallèlement, il officialisa le français, même si la grande majorité de la population ne parlait que le créole. Il confisqua les terres des colons et donna les meilleures à ses officiers. Sa constitution du 20 mai 1805 interdit la propriété foncière aux blancs. Pour remettre en marché l’économie, il édicta le travail forcé des cultivateurs avec un règlement plus dur que celui de Toussaint. Le peuple reprit les armes contre cette dictature.

C'est à Marchand, le 16 octobre 1806, que Dessalines prit connaissance de la révolte. Ignorant que Christophe avait été proclamé chef de l'insurrection, il lui écrivit de se tenir prêt à entrer en campagne. Au général Pétion, qui était également dans le complot, il donna l'ordre de marcher sur les Cayes à la tête des troupes de la seconde division de l'Ouest.

L’empereur fut tué par un des généraux de Pétion dans une embuscade le 17 octobre 1806 au Pont-Rouge, à l'entrée de Port-au-Prince, trahi par un de ses chefs de bataillon. Après l’assassinat de Dessalines, le pays se scinda sous l’autorité de deux de ses anciens généraux : le Noir Henri Christophe, élu président aux pouvoirs limités, tenta de s’imposer, mais se heurta au mulâtre Alexandre Pétion qui défendit la capitale Port-au-Prince. Il regagna le Cap-Haïtien, au nord, où il s’instaura président à vie. Au sud, le sénat élit Pétion.

Christophe imposa son autorité par les armes à la région du nord-ouest en 1810. Le 26 mars 1811, il se proclama roi sous le nom d’Henri 1er. Il établit une noblesse et édifia plusieurs palais, comme celui de Sans-Souci, ainsi que la citadelle Laferrière non loin de sa capitale, Cap-Haïtien (tous deux aujourd’hui classés patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO).

Il reprit le système de la plantation en distribuant les terres à ses proches et en instaurant un caporalisme agraire pour forcer les paysans à y travailler. Il dût mater une mutinerie en 1812. Frappé d’une crise d’apoplexie le 15 août 1820, il en resta partiellement paralysé. En quelques mois, une nouvelle rébellion se déclara. Le 7 octobre 1820, abandonné par sa garde, Christophe se suicida d’une balle en argent.

Pétion, quant à lui, procéda à des distributions de lopins de terres au plus grand nombre, ce qui assura sa popularité. Cette politique engendra une économie autarcique de subsistance. Pétion soutint, en vain, la rébellion du nord-ouest contre Christophe. Le général André Rigaud, rentré d’exil, créa un état dans la péninsule du sud le 3 novembre 1810, que Pétion, après l’avoir un temps reconnu, réussit à renverser en suscitant une révolte locale le 7 mars 1812. En décembre 1815, Pétion donna asile à Simon Bolivar, en fuite. Il lui fournit des armes contre sa promesse d’abolir l’esclavage sur le continent (Bolivar abolira l’esclavage en Amérique latine le 6 juillet 1816). Pétion fit changer la constitution afin de devenir président à vie le 2 juin 1816. Mais, malade, il songea à démissionner et mourut le 29 mars 1818.

Le commandant de sa garde, Jean Pierre Boyer, s’imposa auprès du sénat et devint président. Devant l’insurrection contre Christophe en octobre 1820, Boyer partit pour le Cap à la tête de son armée. Le 26 octobre, il rattacha le Nord à la République. Boyer proposa une indemnité de dédommagement aux anciens colons contre la reconnaissance de l’indépendance. Les négociations piétinèrent. Le nouveau roi Charles X employa la force : Il signa le 17 avril 1825 un décret « concédant » l’indépendance contre le paiement d’une indemnité de 150 millions de francs-or, payable en cinq ans et expédia une flotte de 14 navires de guerre. Cette somme représentait 10 années de recettes fiscales du pays. Boyer accepta. Dès 1826, Haïti fut reconnu par presque toutes les nations (à l’exception des États-Unis). Boyer dût créer un impôt spécial, source d’impopularité, et négocia un emprunt de 30 millions, tout en demandant une réduction de la dette. Celle-ci fut ramenée à 90 millions payables en trente ans, en février 1838. Important législateur, Boyer fit ratifier un code rural le 1er mai 1826 qui instaurait un caporalisme agraire et la corvée pour l’entretien des chemins. En janvier 1843, le sud se souleva. Ses troupes vaincues, Boyer abdiqua et s’exila le 13 février 1843.

La dictature des Duvalier

L’année 1957 fut troublée de putschs, attentats et scandales. Le président provisoire Fignolé fut défait par le chef de l’armé qu’il avait nommé lui-même un mois plus tôt. En septembre 1957, l’armée organisa des élections : le médecin François Duvalier, dit «Papa Doc», fut élu président de la République, grâce au soutien des Noirs qui virent en lui le moyen de mettre fin au règne des Mulâtres.

Dès le départ, François Duvalier imposa une politique répressive en éloignant les officiers peu fiables de l’armée, en interdisant les partis d’opposition, en instaurant l’état de siège et en exigeant du Parlement l’autorisation de gouverner par décrets (31 juillet 1958). Le 8 avril 1961, il prononça la dissolution du Parlement.

Duvalier échappa à plusieurs putschs : en 1958, huit hommes occupant par surprise les casernes Dessalines de Port-au-Prince, firent croire un temps qu’ils menaient l’armée ; en 1959, pendant sa maladie, son remplaçant, Barbot, aidé de marines américains, empêcha le débarquement d’un commando. Sitôt rétabli, Duvalier fit emprisonner Barbot pendant seize mois. Craignant une opposition de la part de l'église catholique, Duvalier expulsa plusieurs prêtres ainsi que deux évêques. Il fut excommunié en 1961. En 1966, Duvalier reprit contact avec le Vatican.

Le régime s’appuya sur une milice paramilitaire, les Volontaires de la sécurité nationale surnommés les «tontons macoutes». Avec cette garde prétorienne personnelle, il neutralisa l’armée, sema la terreur dans tout le pays et parvint à étouffer toute résistance. Après des rumeurs de complot au sein de l'armée, il renforça la répression et, le 1eravril 1964, il se proclama «président à vie». Il exerça jusqu'à sa mort une implacable dictature (on compta 2 000 exécutions pour la seule année 1967). En février 1971, François Duvalier organisa un plébiscite pour désigner son fils, Jean-Claude, comme successeur.

De nombreux haïtiens prirent le chemin de l'exil, principalement aux États-Unis et au Québec. À la mort de Papa Doc, le 21 avril 1971, Jean-Claude Duvalier, 19 ans (d’où son surnom de «Baby Doc»), accéda à la présidence de la République. Amorçant une timide libéralisation du régime, Jean-Claude Duvalier s’aliéna une partie de la classe noiriste qui avait soutenu son père en épousant une mulâtresse le 27 mai 1980. Son régime s'enfonça dans la corruption et l'incompétence. Le 9 mars 1983, le pape Jean-Paul II, en visite en Haïti, déclara en français : « Il faut que les choses changent ici. » L’église se mit à encourager la réflexion démocratique. En janvier 1986, un soulèvement populaire renversa le fils Duvalier qui s’exila en France le 7 février.

Toutefois, la fin des Duvalier ne signifia pas la fin de la dictature. Une junte militaire dirigée par le général Namphy prit le pouvoir. L’armée ou les ancien miliciens réprimèrent dans le sang les manifestations et tentèrent d’assassiner un prêtre activiste : Jean-Bertrand Aristide. Les élections du 29 novembre 1987 furent empêchées par l’intervention d’un groupe armé. L’armée organisa en janvier 1988 des élections qui furent boycottées. Le président élu, Manigat, osa déplaire et dût s’exiler au bout de quatre mois. En septembre 1988, un nouveau coup d'État militaire porta le général Avril. Acculé au départ en mars 1990 sous la pression américaine, Avril s’exila pour ouvrir la voie à des élections sous contrôle international.

Un bref retour à la démocratie

Jean-Bertrand Aristide, ancien prêtre qui se fait l’avocat des pauvres, remporte la victoire le 16 décembre 1990 par 67% des voix. Son accession à la présidence de la République redonne un peu d'espoir au peuple haïtien. Mais, le 29 septembre 1991, il est renversé par une junte militaire dirigée par le général Raoul Cédras, aidé par la CIA et le gouvernement de Georges Bush; Aristide se réfugie alors aux États-Unis. Les « lavalassiens » se font massacrer. Les Nations unies décrètent un embargo. Les « boat peoples » commencent à affluer vers les États-Unis.

Sous la présidence de Bill Clinton et avec le soutien du Conseil de sécurité des Nations Unies, les États-Unis interviennent, suite à une visite de l’ancien président Jimmy Carter et du général Colin Powell, 20 000 soldats américains débarquent en Haïti le 19 septembre 1994. Le 15 octobre 1994, le président Aristide est rétabli dans ses fonctions, qu'il laisse à son proche René Préval, élu à la présidence de la République le 17 décembre 1995. Le mandat d'Aristide touchait à sa fin et la Constitution ne l’autorisait pas à en briguer un second consécutivement. En janvier 1997, l’Unesco remet le Prix 1996 de l’éducation aux droits de l’homme à Aristide [1]

Aux récentes élections du 7 février 2006, organisées sous supervision internationale, la foule port-au-princienne pousse les organisateurs à accorder la victoire à René Préval arrivé nettement en tête au 1er tour de scrutin. Du même parti qu'Aristide, il est son successeur désigné. Des fraudes sont décelées en faveur de l'opposition, notamment des urnes en faveur de Préval retrouvée dans des décharges. Investi de ses pouvoirs le mardi 13 juin 2006, il appelle à l'unité nationale.

(Source Wikipédia)